ASSURANCE VIE POUR LES PERSONNES NON RESIDENTES |
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L'ASSURANCE VIE POUR LES PERSONNES NON RESIDENTESUne personne (quelle que soit sa nationalité) considérée comme « non-résident » par l’Administration fiscale française peut vouloir souscrire un contrat d’assurance vie auprès d’un assureur établi en France.
Est-ce possible et dans quelles conditions ? Non-résident fiscal français : (Article 4 B du Code Général des Impôts) On peut dire qu’est non résidente,
une personne physique répondant simultanément
aux 4 caractéristiques suivantes : Si la personne cumule ces 4 critères, elle est considérée comme ayant son domicile fiscal à l’étranger et elle est donc “non-résident fiscal français”, indépendamment de sa nationalité. Ces règles
peuvent toutefois être modifiées, notamment
si votre client réside dans un pays ayant signé une
convention fiscale internationale avec la France. En effet,
la convention peut, par exemple, déroger à la
loi française concernant la détermination du
domicile fiscal. Il est donc fortement conseillé de
consulter les conventions fiscales en vigueur entre la France
et le pays de résidence, avant de pouvoir dire de
façon certaine quel est le domicile fiscal de la personne. En résumé : Quel est le rôle d’une convention fiscale
internationale ? ATTENTION de bien vérifier
au moment de la souscription : L’ouverture d’un contrat d’assurance vie par certaines personnes non-résidentes est possible, mais des précautions s’imposent. 1-1 Prélèvement
forfaitaire obligatoire en cas de rachats : Ce prélèvement peut être réduit ou même ramené à zéro, s’il y a prise en compte d’une convention fiscale internationale. Les intérêts sont alors déclarés dans le pays de résidence de la personne. Pour bénéficier de ces mesures, le souscripteur doit fournir à la compagnie d’assurance, un formulaire visé par l’Administration Fiscale de son Etat de résidence. Cet imprimé permet ainsi aux deux Etats d’être informés du montant de la retenue qui a été appliqué. S’il y a application du prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5%, l'abattement de 4 600€ pour une personne seule et de 9 200€ pour un couple ne pourra pas être appliqué dans la mesure où il est réservé aux contribuables domiciliés en France. 1-2 Exonération de l’impôt sur
la fortune : Toutefois, la valeur de rachat du contrat d’assurance vie pourrait entrer dans l’assiette de taxation de l’ISF de l’ Etat de résidence fiscale. Il est conseillé de se reporter aux règles applicables dans le pays considéré. 1-3 Exonération des prélèvements
sociaux : 2-1 Exonération du prélèvement
de 20% pour un expatrié : a - Pour les versements effectués avant les 70 ans du souscripteur : prélèvement de 20% sur les capitaux décès (prime + plus-value) après application d’un abattement de 152 500 € par bénéficiaire tous contrats confondus (Article 990 I du CGI) b - Pour les versements effectués après les 70 ans du souscripteur : exonération des droits dans la limite globale de 30 500 € (tous bénéficiaires confondus), puis application de droits de mutation au-delà de cet abattement (Article 757 B du CGI) 2-1-2 Cas particulier d’un
expatrié : Attention : si les versements effectués à son retour en France sont disproportionnés par rapport au versement initial (fait pendant sa période d’expatriation), l’Administration fiscale pourrait remettre en cause l’exonération fiscale. 1- En plus de l’assurance vie, les
non-résidents
bénéficient d’une fiscalité avantageuse
sur les : Prélèvements sociaux Plus-values des actions et OPCVM Dividendes des actions et OPCVM 2- Pensez à la clôture de certains contrats en cas de départ à l’étranger : Certains produits ne peuvent pas être détenus par des non-résidents fiscaux français : il s’agit du Livret d’Epargne Populaire (LEP), du Livret Jeune et du Plan d’Epargne en Actions (PEA). En cas d’expatriation, ces produits devront être clôturés avant le départ à l’étranger.
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