LA REDACTION DE LA CLAUSE BENEFICIAIRE ( DESIGNATION DES BENEFICIAIRES ) |
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LA CLAUSE BENEFICIAIRE DANS LES ASSURANCES VIELors de la souscription d’un contrat d’assurance vie, vous devez accorder une attention toute particulière à la rédaction de la clause bénéficiaire. La transmission des capitaux suite
au décès est par essence, un des buts principaux
du contrat d’assurance vie. Il serait donc dommageable qu’une
rédaction erronée ou partielle de la clause engendre
des difficultés au moment du dénouement du contrat.
Le risque majeur étant la réintégration des
capitaux issus du contrat d’assurance vie dans la succession
du défunt et donc le paiement de droits sur ces sommes.
Une autre difficulté peut survenir : le risque de conflit
entre les héritiers et/ou bénéficiaires avec à la
clé le déclenchement d’une procédure
judiciaire. Vous devez donc être très vigilant lors
de la rédaction. Quels sont alors les grands principes à respecter
? L’identification du bénéficiaire : 1-1 La désignation indirecte ( la qualité de la personne) est recommandée 1-1-1 Pour le conjoint : Il est préférable de rédiger la clause bénéficiaire au profit du conjoint en indiquant sa qualité : « mon conjoint » sans indiquer ses nom et prénoms. A proscrire : « Mme Dupond Marie, ma conjointe, … » Si M. Dupond a divorcé de Mme Dupond Marie et s’est remarié sans penser à changer sa clause bénéficiaire, on ne peut pas savoir suite à son décès, s’il voulait transmettre à son ex-femme ou à sa femme. 1-1-2
Pour les enfants : Ainsi, si un enfant est prédécédé,
ce seront les petits enfants, par représentation de leur
parent défunt qui pourront bénéficier des
sommes transmises via le contrat d’assurance vie. A proscrire : « mes enfants, à défaut mes héritiers légaux. » 1-2 La désignation
nominative est recommandée : 1-2-2 Pour
une personne morale : Vérification préalable : la personne morale doit être
: LA PLURALITÉ DE BÉNÉFICIAIRES
: 2-1 Désignation de bénéficiaire
de substitution : Exemple : désignation bénéficiaire
avec bénéficiaire de second ordre : 2-2 Désignation de bénéficiaire
de même rang : Dans ce cas, la répartition des capitaux n’est pas précisée, alors les sommes seront divisées par parts égales. Une moitié pour Sophie et l’autre pour le neveu. En cas de décès de l’un d’eux, la totalité du capital reviendra au survivant des deux. Exemple 2 : En cas de vie des deux bénéficiaires au moment du dénouement du contrat,cela ne changerait rien à la situation précédente (exemple 1). A contrario, en cas de prédécès de l’un des bénéficiaires, le bénéficiaire en vie recevrait une moitié des capitaux et l’autre partie serait réintégrée dans la succession du souscripteur défunt. LES SUPPORTS DE LA DÉSIGNATION
: • Si aucune des clauses types ne correspond aux souhaits du souscripteur, ce dernier doit rédiger une clause particulière. S’il n’y a pas suffisamment de place pour inscrire la clause sur le contrat, le souscripteur peut l’écrire sur un papier libre. Cette désignation devra être dûment datée et signée par l’adhérent et jointe à la demande d’adhésion. Le tout sera envoyé au Service Gestion Placements. 3-2 Désignation par simple lettre :
3-3 Désignation testamentaire : Avantages de la désignation testamentaire
: Attention : la case correspondante à la désignation testamentaire ne peut être cochée qu’en cas de souscription simple (un seul souscripteur). LE CHANGEMENT DE BÉNÉFICIAIRE
: Le changement de la clause peut se
faire : En résumé : Prévoir plusieurs rangs de bénéficiaires. Qu’est-ce que l’acceptation
bénéficiaire ? Les recommandations à tenir
compte : 1- La clause bénéficiaire
démembrée : Quel est l’intérêt
? Attention : ne pas confondre
la clause démembrée et la co-souscription en démembrement
! Exemple : Suite au décès de son mari, Mme Lampion se retrouve usufruitière d’un bien immobilier et leur fils unique nu-propriétaire. Ce démembrement est issu de l’application de règles successorales. Si Mme et son fils décident de vendre le bien immobilier qu’ils détiennent en démembrement, ils peuvent ouvrir un contrat d’assurance où ils seront co-souscripteurs avec Mme usufruitière et le fils nu-propriétaire. Il y a report du démembrement d’un bien immobilier sur un contrat d’assurance vie. Remarque : la clause démembrée (c’est-à-dire l’attribution du capital à un bénéficiaire en usufruit et un autre en nue-propriété) est recommandée dans le cas des co-souscriptions en démembrement de propriété, afin de reporter sur le capital le démembrement préalable. 2- La modification de la clause bénéficiaire
: La rédaction de la clause bénéficiaire
en pratique : 1- Les souhaits du souscripteur correspondent à : EXEMPLE DE REDACTION DE CLAUSES EXEMPLE 1 : CLAUSE AVEC DES BENEFICIAIRES DE
MEME RANG : EXEMPLE 2 : DESIGNATION BENEFICIAIRE TESTAMENTAIRE
: EXEMPLE 3 : CLAUSE BENEFICIAIRE DEMEMBREE : Mon fils Pierre, né à ……….. le .. / .. / .. , pour la nue-propriété et mon épouse née à ………le .. / .. / .., pour l’usufruit à charge d’emploi des sommes leur revenant, sauf à mon fils, bénéficiaire de la nuepropriété, à renoncer à cet emploi des sommes, acceptant alors que mon épouse puisse se prévaloir d’un quasi-usufruit au sens de l’article 587 du Code Civil. Si mon fils, bénéficiaire de la nue-propriété ne renonce pas à l’emploi des sommes, le choix de l’emploi sera décidé conjointement entre mon fils et mon épouse. Dans la cas du prédécès de mon épouse ou, dans la cas où elle n’accepterait pas le bénéfice de l’usufruit, mon fils bénéficiera de la pleine propriété du capital. Dans le cas du prédécès de mon fils, il sera représenté pas ses descendants. » Remarque sur la clause
de l’exemple 3
: EXEMPLE DE REDACTION DE CLAUSES Mme X, veuve de M. Y père, souscripteur
et usufruitière, 1° dans le cas du prédécès
de l’assuré nu-propriétaire : Mme X veuve
de M. Y pour l’usufruit et les descendants vivants ou représentés
de l’assuré pour la nue-propriété.
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