La tontine - L'achat d'un bien en tontine |
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ACHAT D'UN BIEN IMMOBILIER EN TONTINE L'achat en tontine constitue
une sorte de pacte sur succession future, modifiant les règles
du jeu successoral, mais tout à fait légal.
Deux personnes (ou plus) :
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Mieux vaut donc s’adresser à un professionnel pour ce type de montage.La réserve est la part de la succession réservée aux héritiers réservataires. L’atteinte à la réserve peut se traduire par une libéralité excessive, la valeur totale ou partielle de cette dernière pourrait donc être réclamée à son bénéficiaire, jusqu’à concurrence du montant de la réserve héréditaire (d’où le rapport ou la réduction). La réserve n’est en fait que la succession elle-même diminuée de la quotité disponible.
La
quotité disponible est la part de
la succession librement dévoluable par le
testateur.
L’inconvénient majeur de ce montage tient au blocage qu’il
engendre du vivant des coacquéreurs. En cas de désaccord sur
l’opportunité de la vente de l’appartement, ils ne peuvent
en exiger le partage comme peuvent le faire des personnes en indivision (Civ.1 ère
, 27 mai 1986). Il suppose donc une entente parfaite entre les coacquéreurs.
Fiscalement, les biens recueillis au titre d’une clause de tontine insérée dans un contrat d’acquisition en commun sont assujettis aux droits de succession selon le régime de droit commun (art. 754 A al 1 du CGI), c’est-à-dire d’après le lien existant entre le défunt et le ou les bénéficiaires de la tontine et sur la valeur de la part transmise à chacun d’eux.
Remarque :
• Entre concubins, il existe un abattement de 1 500€, le taux est ensuite de 60% .
• Entre deux partenaires liés par un PACS, il existe un abattement de 57 000€. Le taux est ensuite de 40% pour la fraction n’excédant pas 15 000€, et 50% au-delà. Ce tarif spécifique est remis en cause si le pacte est rompu l’année de sa conclusion ou l’année suivante pour un motif autre que le mariage entre les partenaires ou le décès de l’un d’eux.
La réduction des droits de succession : si au jour du décès, le bien constitue la résidence principale du couple et qu'il vaut moins de 76 000 € , le concubin survivant ne supportera que les droits applicables en matière de vente d'immeuble (5,09%) sur la part reçue. Par ontre, si le bien vaut plus de 76 000 € , il paiera les droits de succession (60%) sur la part recueillie.
Clause tontinière insérée dans les statuts d’une société
D’après la DB 7G-2121, l’article 754 A précité n’est pas applicable aux biens recueillis en vertu d’une clause de tontine qui ne serait pas insérée dans un contrat d’acquisition en commun.
Donc dans l’hypothèse d’une clause de tontine insérée dans les statuts d’une société, les droits de succession ne seront pas applicables.
Ainsi, deux concubins peuvent constituer une société et stipuler dans les statuts une clause d’accroissement par laquelle le survivant des associés deviendra propriétaire de la totalité des parts sociales au décès de l’autre. Le transfert des droits sociaux entraîne le paiement des droits de mutation à titre onéreux à 5,09% (et non les droits de succession à 60%).
ATTENTION :
Cette
technique est à manier avec prudence en
raison des risques d’abus de droit si la SCI
n’a été constituée que
dans un but uniquement